Vers un Mémorandum d’entente pour la Co-solidarité africaine

Mohamed Diarra et M. Amadou Ndaw, le ministre conseiller à l'ambassade du Sénégal à Paris lors de la tournée diplomatique pour la co-solidarité africaine.
Mohamed Diarra et M. Amadou Ndaw, le ministre conseiller à l’ambassade du Sénégal à Paris lors de la tournée diplomatique pour la co-solidarité africaine.

Depuis novembre 2025, l’Organisation Représentative de la Diaspora Africaine en Europe (ORDAE) mène une tournée diplomatique d’une ampleur inédite autour de la Co-solidarité africaine.
Cette initiative marque une étape déterminante dans la structuration institutionnelle de la diaspora africaine.
Menée auprès des chancelleries africaines, des représentations institutionnelles ainsi que des organisations panafricaines et diasporiques majeures, elle symbolise la volonté affirmée de bâtir un cadre de coopération solide, durable et orienté vers l’action collective.

Cette tournée diplomatique s’inscrit dans une démarche structurante autour de la Co-solidarité africaine, portée par l’ORDAE à l’échelle européenne.

L’objectif poursuivi est clair et ambitieux.
Il s’agit de préparer le premier Mémorandum d’entente réunissant des organisations africaines et diasporiques autour d’une vision commune de la Co-solidarité africaine.
À terme, ce document fondateur instaurera des principes partagés, une méthodologie commune d’intervention et un cadre de collaboration institutionnalisé au service des populations africaines et afro-descendantes.

Une tournée diplomatique accueillie avec intérêt et soutien

Mohamed Diarra et M. Daniel Mesfin, chargé du département de la diaspora éthiopienne,  dans le cadre de la tournée diplomatique de l'Ordae.
Mohamed Diarra et M. Daniel Mesfin, chargé du département de la diaspora éthiopienne, dans le cadre de la tournée diplomatique de l’Ordae.

Les échanges engagés avec les chancelleries africaines confirment la pertinence et la légitimité de la démarche portée par l’ORDAE.

Au fil des rencontres, les différentes chancelleries africaines basées à Paris ont exprimé un accueil unanimement favorable.
En effet, les représentants diplomatiques ont salué la démarche.
À ce titre, l’importance d’une structuration coordonnée de la diaspora africaine ainsi que la pertinence des objectifs portés par l’ORDAE ont été soulignées.
Par ailleurs, la nécessité d’une coopération institutionnelle renforcée et d’une vision commune a été mise en avant afin de répondre efficacement aux défis sociaux, économiques et humains auxquels sont confrontées les diasporas contemporaines.

Par ailleurs, plusieurs chancelleries ont exprimé leur volonté d’être directement associées aux travaux préparatoires.
Elles ont notamment recommandé la désignation d’un ou de plusieurs représentants officiels capables de contribuer activement à la rédaction du futur Mémorandum d’entente. Cette dynamique constructive témoigne d’une prise de conscience largement partagée.
La diaspora africaine constitue un levier essentiel de développement, de représentation et de solidarité.
Toutefois, elle nécessite des outils structurés afin d’exprimer pleinement son potentiel.

L’intérêt manifesté confirme un diagnostic largement partagé : la diaspora africaine doit renforcer sa cohésion interne et construire une Co-solidarité active, en particulier envers les membres les plus fragilisés. La situation de nombreuses familles et individus nécessite des réponses concertées, légitimes et conçues collectivement.

Dans cette optique, plusieurs ambassades ont orienté l’ORDAE vers leurs services spécialisés — notamment les consulats et les attachés en charge de la diaspora — afin d’assurer une participation rigoureuse, institutionnellement reconnue et conforme aux pratiques diplomatiques en vigueur.

Vers un Mémorandum d’entente fondé sur la Co-solidarité africaine

Le futur Mémorandum d’entente repose sur une vision simple mais structurante.
Ainsi, la Co-solidarité africaine a vocation à devenir une norme politique, sociale et institutionnelle partagée entre les organisations africaines et diasporiques.
Concrètement, le Mémorandum d’entente instaurera des mécanismes de coopération continentale.
Il définira également une méthodologie commune d’assistance et renforcera les capacités d’action collective.
Enfin, il portera une parole unifiée lors des grandes concertations internationales.

Cette démarche vise également à encourager la mobilisation des organisations africaines autour d’une vision cohérente, fédératrice et tournée vers l’avenir. En créant un cadre clair de collaboration, le MOU permettra de mieux structurer la représentation des diasporas, de renforcer leur influence institutionnelle et d’améliorer la coordination entre les différents acteurs engagés sur le terrain.

Engagement des institutions diasporiques pour la Co-solidarité africaine

De plus, plusieurs institutions panafricaines et diasporiques de premier plan ont d’ores et déjà confirmé leur soutien à l’ORDAE.
Elles ont également exprimé leur volonté de participer activement au processus de rédaction.

Enfin, cette mobilisation témoigne d’un intérêt croissant pour la construction d’un espace de solidarité africaine international, capable de dépasser les logiques fragmentées pour construire un partenariat global, durable et opérationnel.

Rencontre institutionnelle autour de la Co-solidarité africaine : Mohamed Diarra, secrétaire général de l’ORDAE, avec M. Facuru M. Sillah, premier secrétaire de l’ambassade de Gambie à Paris.
Rencontre institutionnelle autour de la Co-solidarité africaine : Mohamed Diarra, secrétaire général de l’ORDAE, avec M. Facuru M. Sillah, premier secrétaire de l’ambassade de Gambie à Paris.

Calendrier des travaux préparatoires

• Jusqu’au 28 février 2026 : Désignation des représentants par les ambassades et organisations.

• Mars 2026 : Rédaction collaborative du MOU.

• 31 mars 2026 : Adoption du texte final.

• 31 mai 2026 : Signature officielle lors du Gala / Forum de la Co-solidarité africaine.

Appel à contribution

L’ORDAE invite l’ensemble des organisations africaines en Europe — fédérations étudiantes, hauts conseils de diaspora, associations panafricaines, organisations professionnelles, collectifs citoyens, services consulaires — à rejoindre et enrichir les travaux préparatoires. Leur participation est essentielle pour garantir que le Mémorandum reflète la diversité réelle des besoins, des visions et des engagements qui traversent les communautés africaines sur le continent et dans la diaspora.

Perspectives et dynamique à venir

Dans ce contexte, cette tournée diplomatique marque l’ouverture d’une nouvelle phase du travail collectif mené autour du Mémorandum d’entente.
Au cours des prochaines semaines, les travaux porteront sur la consolidation des contributions, l’affinement du document et la structuration des équipes de représentants désignés.

Par ailleurs, l’ORDAE poursuivra cette dynamique en étroite collaboration avec l’ensemble des partenaires institutionnels, associatifs et citoyens mobilisés.
Enfin, son engagement se traduit par une action menée dans un esprit de coordination, de responsabilité et de Co-solidarité africaine, au service d’une vision partagée et durable.

Cette dynamique marque une étape structurante dans la construction d’une Co-solidarité africaine durable, concertée et institutionnellement reconnue.

Parallèlement à cette démarche, l’ORDAE met à disposition un formulaire de recueil d’expressions et de perceptions autour des enjeux de la diaspora africaine en Europe.


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